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16 mars 2017

Yellow Dots



J’ai testé le couple MP-E 65mm + extender 1.4x. Le grossissement étant alors multiplié par 1.4 cela permet de dépasser le x5 et d’atteindre 5 x 1.4 = 7.

L’un des tests consistait à saisir le grain du papier et les caractères imprimés par mon imprimante laser couleur Xerox. Dés le début du test j’ai constaté que la page était remplie de minuscules points jaunes, trop clairs et trop petits pour être vues à l’œil nu. J’ai refait le test avec plusieurs pages vierges : pas de point. En fait ces points jaunes ne sont présents que sur les pages après impression et quel que soit le logiciel utilisé !

Un problème d’imprimante ? Nettoyage, auto-test rien n’y fait. De toute façon ces points jaunes sont parfaitement alignés, un défaut aurait un caractère plus aléatoire. 



Une rapide recherche sur Internet « printer yellow dot » et vous avez la stupéfiante réponse : espionnage utilisant de la stéganographie.

En effet, ces points jaunes codent la date et l’heure de l’impression ainsi que le numéro de série de l’imprimante. Il est donc possible de tracer l’origine d’une page (faux document, lettre de corbeau ..)

Deux liens pour piquer votre curiosité sur ces points jaunes



Sinon le couple MP-E 65mm + extender 1.4x fonctionne bien. Avec le grossissement qui croit, la profondeur de champs diminue. Point de salut à x7 sans faire du stacking. Beaucoup de lumière et un rail contrôlé par moteur sont incontournables.

02 avril 2013

Focus stacking avec PhotoShop

Il y a de nombreuses vidéos sur Youtube expliquant comment utiliser Photoshop pour fusionner des photos et faire du focus stacking. Pour les impatients qui n'ont pas le temps de regarder ces vidéos, ceux qui ne supportent pas les musiques de fond agressives ou l'anglais, voici un mémo, avec les noms de menus en français ;-)

On suppose que vous avez déjà fait la prise de vue comme expliqué ici.

1) Menu: Fichier > Scripts > Chargements des fichiers dans une pile...
- Cliquer sur "Parcourir..." et sélectionner les photos (jpg ou raw)
- Sélectionner l'option "Tenter d'aligner automatiquement les images sources"
- Cliquer sur "OK"

Photoshop charge une photo par calque puis les aligne ...

2) Sélectionner tous les calques
Comme pour des fichiers: click sur le premier et shift+click sur le dernier.

3) Menu: Edition > Fusion automatique des calques...
- sélectionner le mode "Empiler les images"
- sélectionner l'option "Tons et couleurs continus"

Photoshop fusionne les calques (les photos) en retenant de chacun la partie la plus nette. Contrairement à des logiciels spécialisés il n'y a aucune configuration possible de ce processus.

4) Menu: Calques > Fusionner les calques.

5) Enfin, recadrer pour éliminer les bords qui ne sont pas droits à cause de l'alignement, peaufiner les couleurs ect... et sauver.

Il y a des variantes au chemin présenté ci-dessus (on peut charger par dossier entier et non par sélection des fichiers, on peut faire l'alignement séparément avec "Menu: Édition > Alignement automatique des calques ..." ect...). A vous d'explorer...

23 janvier 2012

Logiciels de focus stacking

Il existe plusieurs logiciels permettant de faire du « focus stacking ». On peut être amené à faire du focus stacking en microscopie, macro, proxy-photo et même en paysage.  En fait, partout où le sujet ne bouge pas trop et où la profondeur de champs n’est pas suffisante.

ATTENTION: Méfiez vous des tests qui concluent que tel logiciel ne marche presque jamais, et que tel autre marche toujours. Aucun des logiciels ci-dessous ne m’a donné à chaque fois des résultats parfaits. Mais tous donnent (trés) souvent des résultats excellents. Les résultats exposés sur des sites comme Flickr ne montrent que les succès et ne détaillent pas le temps passé pour les obtenir...

Votre technique de prise de vue a un effet sur les résultats suivant le logiciel. Le fait de travailler avec un rail permet d’avoir moins de problèmes d’alignement que travailler avec un simple pied ou à main levée. On peut faire du focus stacking en macro mais aussi sur des paysages et dans ce dernier cas la taille des piles est beaucoup plus faible.


CombineZ
 
==> UPDATE 2018: Ce logiciel n'est plus disponible :-(
La derniere version connue (21/juin/1999) est disponible ici ou ici.
Les sources (c++) sont maintenant sur github
 
Auteur : Alan Hadley
UrlHadley web [invalide]
Dernière version : CombineZP [invalide] Avril 2014 (windows uniquement)
Support : forum [invalide]
Prix : gratuit
Notes : Open source. Interface aussi spartiate que le site web ;-)
Conseil : Si vous n’avez aucun logiciel de stacking commencez par celui là. Il peut donner de très bons résultats, il y a plusieurs algorithmes disponibles.
Flickr [ok]


Photoshop
Auteur : Adobe
Url : site dédié à photoshop
Dernière version : Photoshop CS6 (version 13) (win, mac, linux + vine).
Attention le stacking n'est apparu dans photoshop que depuis CS4 (version 11).
Support : Très trés nombreux sites, forums, livres, revues, vidéo, dvd.
Prix : version d'évaluation, puis à partir de 850€.
Notes : On ne présente plus Photoshop. C’est un logiciel très performant dont la fonction de stacking n’est qu’une des trés multiples facettes. Il est capable de travailler directement sur les fichiers RAW de l’appareil photo (pas obliger de passer par le format TIFF).
-    Ne gère pas le rail StackShot ni ne télécommande l’appareil photo.
-    Photoshop est gourmand en mémoire. Il est préférable de l’utiliser sur une plateforme 64 bits avec 8Go de ram.
-    Pas de paramètres accessibles. Si le stacking donne de mauvais résultats il faut retoucher à la main avec les outils de Photoshop.
Conseil : Si vous avez déjà Photoshop (CS4 ou +) commencez par l’utiliser pour votre stacking.
Tuto pour CS4: http://www.youtube.com/watch?v=ifoIMcTHRz0  ou  http://www.youtube.com/watch?v=ZiwHsbrMycA (la procédure est identique dans CS5 et CS6) ou tout simplement ce petit mémo.



Helicon Focus & Zerene Stacker
Ces deux logiciels concurrents, totalement dédiés au focus stacking, ont plusieurs caractéristiques en commun :
-    Version d’évaluation 30jours puis payant avec plusieurs types de licence.
-    Commande du rail StackShot de cognisys (licence Pro uniquement).
Conseil : Avant d’acheter l’un de ces deux logiciels faites vous la main soit avec Photoshop si vous l’avez déjà soit avec CombineZP qui est gratuit. Cela vous donnera de l’expérience pour déterminer quel sont les éléments qui font un bon logiciel de stacking. Puis téléchargez les versions d’évaluation 30 jours et comparez l’ergonomie, la qualité des résultats, la vitesse de traitement, empreinte mémoire ect…


Helicon Focus
Auteur : HeliconSoft
Dernière version : 6.2.2  mai/2014 (win, mac)
Support : forum
Prix : c’est compliqué ! Il y a 5 prix allant de 30$/an (version lite pour étudiants) à 240$ (version pro valable à vie incluant les versions futures).
Notes : un système de traitement par batch très intéressant pour tester plusieurs parametres sans rester devant son ordinateur toute la journée.
Flickr


Zerene Stacker
Auteur : Zerene system. Le principal développeur rik j Littlefield est aussi admin du forum photomacrography
Dernière version : T201411272115 (27, nov 2014) Application Java pour Win 32/64, Mac, Linux 32/64.
Support : email et forum
Prix : 39$ (Etudiant), 89$ (Personnelle), 289$(Pro) 
Notes: Si vous utilisez un Windows 32 bits le maximum de mémoire allouable par java est de 1.6 Go (même si vous avez 4Go de ram) Avec 1.6 Go Zerrne peut gérer des photos de 21.7 Méga pixels au maximum. Ceci est rédhibitoire pour certains appareils ayant plus de 21Mpix : Nikon D800, Sony Alpha 850, 900, Canon 5D mk2 et mk3 ect... Morale: si vous avez un appareil de plus de 21 Mpix utilisez une version de Windows 64 bits.
Flickr

16 janvier 2012

StackShot + MP-E65 mm


Voici comment j’utilise en général le rail StackShot de Cognisys avec l’objectif Canon MP-E 65mm.

* Boitier : Canon 5DMK II
  • Le boitier est télécommandé via l’USB avec le logiciel Canon EOS Utility.
  • Expo en mode manuel,
  • Ouverture à 5.6 (entre f/4 et f/8)
  • Temps d'expo au moins 1 ou 2 sec.
  • Miroir levé.
  • Flash ETTL (sur le second rideau si je peux travailler dans le noir complet. Voir notes)
Le logiciel EOS Utility n'est pas spécifique au 5DMK2. Il fonctionne sur tous les EOS numériques du 1000D au 1D X.
* Objectif : MP-E 65mm
  • réglage du rapport d’agrandissement (entre 1x et 5x) en fonction du sujet.
  • Je détermine la profondeur de champ (calcul ou table).
    Par exemple : à f/5.6 et 4x la profondeur de champs est de 0.124 mm
Plus rarement j'utilise l'objectif macro EF 100mm f/2.8 L. Avec cet objectif la profondeur de champ est plus grande et surtout on peut régler (télécommander) la mise au point sans avoir à bouger le boitier ou l'objet.
* Rail : StackShot
  • Je mets le rail StackShot en mode « Auto-dist ».
  • Je règle la distance par pas (Dist/step) à 3/4 de la profondeur de champ (donc ici 3/4 de 0.124mm = 0.093mm = 93µm). Ce facteur 3/4 garantie que les zones de netteté de deux photos consécutives se chevaucheront, ce qui garantira de ne rien rater et facilitera le traitement de stacking.
  • J’active le mode « Live view shoot » au niveau du logiciel EOS Utility.
  • J'active le « depth-of-field preview », sinon on prévisualise à f/2.8 ce qui est trompeur.
  • Avec les touches Fwd et Back du StackShot je recherche le plan de netteté le plus proche en faisant avancer/reculer le chariot. Je juge de la netteté en visualisant l’image sur l’écran du PC. Une fois ce plan trouvé je valide cette position sur le StackShot : « Start Pos »
  • Je fais de même pour trouver le plan de netteté le plus lointain, que je valide au niveau du StackShot : « End Pos »
  • Avant de lancer le cycle de prise de vue il est impératif de fermer la fenêtre « Remote Live view » du logiciel Utility sinon les commandes d’expo envoyées par le StackShot, via la prise de la télécommande, sont inopérantes.
  • Je démarre le cycle automatique sur le StackShot.
    Le rail vient se mettre en position de départ (plan le plus proche). Puis répète la séquence :
    - effectue une prise de vue
    - avancer de la valeur définie (93µm)
    Jusqu’à atteindre la position de fin (plan le plus loin)
    Au fur et à mesure les photos sont stockées sur le PC et sur la carte mémoire. On peut même les consulter avant que le cycle ne soit terminé.

NOTES :
- Quand c’est possible je mets l’ensemble {boitier + objectif + flash} sur un support fixe (pied ou autre) et j’utilise le rail pour déplacer l’objet. C’est très pratique car en général l’objet est très léger et ne vibre pas quand le chariot se déplace alors que l’ensemble {rail StackShot + le 5DMKII + MP-E 65 + flash} peut atteindre 4kg et vibre très facilement ce qui génère du flou.
- En macro il faut faire la chasse aux vibrations, d'où l'utilisation du mode miroir levé, flash second rideau, logiciel de télécommande.De plus, il y a dans la configuration du StackShot un paramètre (Tsettle) qui permet d'attendre que les vibrations disparaissent avant de déclencher l'expo.

    07 janvier 2012

    Mémo Canon MP-E 65mm


    Voici quelques graphiques qui peuvent aider dans l'organisation du travail avec un l'objectif macro MP-E 65mm de Canon:
    Ouverture: f/     Grandissement:  
    Valeurs conformes à la documentation de l'objectif et correspondant à un cercle de confusion de 0.035mm
     
    ceci signifie que le MP-E ne peut photographier que des objets situés entre 10 cm et 4 cm.
    Voici un excellent document (pdf) de Canon présentant les diverses notions d'optique  Ce document fait partie du très instructif EF LENS WORK III.

    23 décembre 2011

    Bad vibrations


    Quand on fait de la macro à de forts grossissements la moindre vibration peut créer du flou. Pour obtenir des images impeccables il faut donc éliminer les vibrations. Cela se fait avec un bon matériel et avec une bonne technique.

    Coté matériel le support (trépied, rail, rotule ...) mais aussi l’orientation de l’appareil (objectif horizontal, incliné, vertical) jouent beaucoup sur la vitesse d’atténuation des vibrations. 

    Coté technique la première des précautions est de déclencher avec une télécommande ou avec le retardateur. La deuxième est de d’abord lever le miroir, puis de déclencher.

    Mais il existe une variante que l’on peut mettre en œuvre quand on travaille à l’intérieur et qui a l'avantage de pouvoir 'gérer' toutes les sources de vibrations. Cela consiste à faire le noir complet dans la pièce, à déclencher une expo d'environ 2 secondes puis à déclencher le flash juste avant la fermeture du second rideau. Ceci permet de laisser le temps à toutes les vibrations de s’atténuer avant que le flash ne saisisse la scène. C’est ce que l’on appelle le déclenchement second rideau, bien connu des photographes sportifs, mais utilisé pour d’autres raisons.

    Notez que dans ce cas il n’est pas nécessaire de travailler miroir lever (ce qui est appréciable quand on utilise la batterie de l’appareil).

    Voici une expérience instructive pour ceux qui pensent que tout cela n'est que pinaillage :
    • Installez votre APN Canon + MP-E 65mm sur votre meilleur support.
    • Connectez l’APN à votre ordinateur en utilisant le logiciel de pilotage à distance « EOS utility ».
    • Activez le mode « live view  shoot » et faites le point au grossissement maximum. 
    • Pour faire une mise au point parfaite ouvrez la fenêtre « Actual Size Window » en cliquant sur la loupe. La fenêtre « Actual Size Windows » vous donne l’image du capteur à l’échelle 1:1. Un pixel du capteur égale un pixel à l’écran.
    • Gardez la fenêtre « Actual Size Window » ouverte et éloignez vous de l’appareil de 1 ou 2 mètres puis tapez du pied parterre.  Alors ?... 
     Et oui, l’image à l’écran bouge chaque fois que vous tapez du pied, même à plus d'un mètre de l'appareil !!

    24 novembre 2011

    Focus stacking 1

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/59/Focus_stacking_Tachinid_fly.jpg
    Source wikimedia
    La macro photographie nous montre des détails incroyables. Mais ces prises de vue souffrent d’une limitation technique : la faible profondeur de champs. En effet, les lois de l’optique font que la profondeur de champ diminue quand le grandissement augmente. Avec un objectif macro comme le Canon MP-E 65 on peut faire varier le grandissement de 1 à 5. Au grandissement maximal (5x) la profondeur de champs varie entre 0.05mm et 0.27mm. Au grandissement minimal (1x) la profondeur de champs varie de 0.4 à 2.25 mm.

    On s’en sort tant bien que mal pour photographier des objets plats et parallèles au plan image (le capteur). Mais dès que l’objet a un relief supérieur à 2mm et/ou n’est pas parallèle au capteur on ne peut pas tout avoir net sur la même photo.

    Heureusement, le numérique permet de résoudre des problèmes qui n'avaient pas de solution avec l’argentique. Les panoramas, les photos à haute dynamique (HDR) et  la macro en sont les exemples les plus flagrants.

    Dans le cas de la macro il existe des logiciels de « Focus Stacking » qui permettent de créer une image entièrement nette à partir d’un groupe de photos dont chacune est nette sur une partie différente de l’objet.

    Cette fonction fait partie de PhotoShop depuis la version 11 CS4. Un des points forts de PhotoShop est qu’il peut travailler sur les fichiers RAW directement. Il existe aussi un logiciel gratuit : CombineZP.
    Mais quel que soit le logiciel les prises de vue doivent être parfaites.
    • Réglage de l’ouverture. Il est impératif d’avoir les caractéristiques de l’objectif afin de l’exploiter dans la zone où il est le plus performant. Attention on ne recadre pas entre chaque photo pour avoir le net au centre ! Certaines photos seront retenues dans le résultat final pour leur partie nette qui sera en bordure. Il faut donc que les caractéristiques sur les bords soit très acceptables.
      Par exemple, pour les objectifs macro de Canon (EF 100mm f/2.8 et MP-E 65mm f/2.8 1-5x), il faut rester entre f/4 et f/8 avec un optimum à f/5.6. 
    • Réglage de la sensibilité. Il est important de savoir à partir de quand le bruit apparait pour se tenir en dessous.
    • Le temps d'exposition est déterminé expérimentalement suivant la part que l’on veut donner à l’éclairage naturel.
    • L’appareil réglera le flash. (Quand c'est possible je declenche au second rideau)
    Avec des profondeurs de champs aussi faibles il est absolument impensable de toucher à l’appareil entre deux photos. Pour éviter cela j’utilise le logiciel Canon EOS Utility (livré avec le 5D MK2) qui permet de piloter l’appareil à distance via le câble usb. Les avantages sont les suivants :
    • Réglages de tout sans toucher l’appareil.
    • Prévisualisation de l’image sur l’écran du PC.  On peut mieux juger de la mise au point.
    • Pour permettre la prévisualisation l’appareil est mis en mode live-view. Dans se mode (consommateur de batterie) le miroir est maintenu en position levée. L’avantage est qu’au déclenchement il y aura moins de vibrations puisque miroir est déjà levé.

    Les prises de vue s’effectue ainsi : (Pour un usage avec le rail StackShot voir cette page)
    1. Comme on travaille en manuel ou en priorité à l’ouverture tous les réglages de l’appareil sont accessibles. Il faut vérifier qu’ils sont tous corrects.
    2. Faire une première mise au point sur la partie la plus proche du sujet.
    3. Procéder aux réglages cadrage/flash/temps d’expo.
    4. En partant de la mise au point sur la partie la plus proche de l’objet, et avec le réglage de la mise au point via le logiciel, on compte combien de ‘pas’ de mise au point il faudra faire pour couvrir tout le sujet.
    5. Revenir à la mise au point de départ.
    6. Enchainer, sans toucher à rien (sauf la souris !) : déclencher, déplacer la mise au point, déclencher, déplacer la mise au point ect… autant de fois que prévue a l’étape #4.
    Variante 1 : Au lieu de changer la distance de mise au point entre chaque photo, on peut faire avancer l’appareil. Malheureusement avancer l’appareil de 1/10eme de millimètre entre chaque photo est impossible. La solution est alors le rail macro, à condition qu’il soit fixé sur un support très stable. En fixant l'appareil sur le rail il faut s'assurer que l'axe de déplacement du rail soit parallèle à l'axe optique.

    Variante 2 : Au lieu de changer la distance de mise au point ou de déplacer l'appareil, on peut déplacer l’objet. Bien souvent il est moins lourd que le boitier + objectif + flash. Mais la précision requise est  toujours de l'ordre du 1/10eme de millimètre et la solution est toujours le rail, mais avec la contrainte du poids en moins. Il est impératif que le déplacement de l'objet se fasse suivant l'axe optique.

    Dans l'absolu théorique le deplacement de l'appareil, ou du sujet, est préférable à la modification de la distance de mise au point. Mais les photos prises ainsi nécessitent systématiquement un réalignement puisque le cadrage change à chaque vue. Dans la pratique on utilise ces variantes uniquement quand il n'est pas possible de télécommander la mise au point de l'objectif. C'est le cas avec l'objectif MP-E 65mm. (M pour Manuel)

    Si tout s’est bien passé on a un ensemble de photos (de 2 ou 3 à plus d'une dizaine) prêt à être importé dans un logiciel pour effectuer le focus-stacking.
     

    06 novembre 2011

    Sur les rails


    La macro avec l'objectif MP-E 65 de Canon est à la fois un régal et un cauchemar!
    Un régal car quand les résultats sont là ils sont incroyables.
    Un cauchemar car pour obtenir ces résultats tout est compliqué (et cher).

    Si on veut garder toute la définition du MP-E 65 if faut l'exploiter entre f/4 et f/8. Bien sûr dans la course à la profondeur de champs on prendra f/8. Mais voila ce que dit la table des profondeurs de champs (valeurs en mm)

    1x
    3x
    5x
    f/4
    0.56
    0.124
    0.067
    f/8
    1.12
    0.249
    0.134
    f/11
    1.58
    0.352
    0.19
    (valeurs pour un cercle de confusion de 0.035mm)

    Pour faire du focus stacking à 1x et f/8 il faut être capable de déplacer l’appareil de 1mm à chaque photo. C’est jouable. Mais à 5x et toujours à f/8 il faut le déplacer de 0.1mm. Là c’est beaucoup plus difficile.

    Quels rails macro permettent de déplacer l’appareil de 1mm, de 1/4 de mm, de 1/10 mm ?

    Notons que, indépendamment de la précision du rail, il faut être certain que le réglage du rail ne  dérègle rien d’autre. Par exemple, si tourner une molette pour avancer le plateau du rail de 1/10 de mm dérègle le trépied de 2/10 mm on aura tout faux ! Il faut non seulement un rail macro précis mais aussi un support très stable, aussi bien pour l’appareil que pour le sujet.

    • Prenons le rail Castel-L de Novoflex (à 190 €).  A chaque tour de molette le chariot avance de 15mm.  Donc 1/8 de tour avance de 1.8mm c’est énorme. Suffisant pour faire la mise au point mais très insuffisant pour faire du stacking même à 1x et f/11

    • Passons au rail B150-B de Really Right Stuff (à 350$). La doc nous dit qu’un tour de vis avance le chariot de 1.25mm. Il faut faire 1/10 de tour pour avancer de 0.125 mm, ce qui nous permettrait de faire du 5x à f/8. Malheureusement, pour ce prix, la molette n’est pas graduée. En faisant une marque sur la molette on peut juger le 1/4 de tout et même le 1/8 de tour mais pas le 1/10.
       
    • Finissons avec le rail motorisé StackShot de cognisys (à 525$ + 45$ de câble). Moteur pas à pas avec une précision de 0.001mm (1µm) commande à distance, programmation de l’avance et du déclenchement. Certes c’est plus cher mais c’est le meilleur et à mon avis la seule solution pour faire du focus stacking avec le MP-E 65.

    A vous de voir...

    Systeme macro utilisant un MP-E 65 et un double rail motorisé.

    03 octobre 2011

    Canon MP-E 65mm f/2.8 1-5x Macro

    Voici quelques 'trucs' bons à savoir avant d'acheter l'objectif macro MP-E 65mm de Canon....
    1. photo: source wikipedia
      L’objectif Canon MP-E 65mm f/2.8 1-5x Macro est un objectif totalement dédié à la macro photographie. Son domaine commence là où les autres objectifs macro s’arrêtent, et contrairement à ces autres objectifs macro il ne peut pas servir à faire des photos classiques. L’objet à photographier doit se situer entre 10 cm et 4 cm de la lentille frontale de l’objectif.

    2. Il est écrit que c’est un objectif à mise au point manuelle : C’est faux ! Il n’y a ni bague ni système de mise au point, ni automatique ni manuel. La mise au point se fait en déplaçant l’objet ou l’appareil. Une des conséquences est que la mise au point n’est pas pilotable à distance par le logiciel « EOS utilities » comme on peut le faire avec les autres objectifs même en mode mise au point manuelle. Ce qui complique les choses pour le « focus stacking ».

    3. La profondeur de champ varie de 2.2 mm à 0.05mm suivant la combinaison entre le rapport d’agrandissement (1x à 5x) et l’ouverture (f/2.8 à f/16).  Autrement dit c’est un objectif inutilisable sans pied ET sans rail de mise au point. De plus, la télécommande (ou le retardateur ou le logiciel de pilotage à distance) s’impose même si on utilise un pied et que l’on déclenche miroir déjà levé.

    4. L’ouverture affichée par l’appareil correspond à l’ouverture ‘géométrique’ du diaphragme. Du point de vue lumière le diaphragme semble d’autant plus fermé que le grandissement est important. La formule suivante donne la relation : 
      f-réel = f-affiché x (grandissement + 1)
      Exemple : Si l’appareil indique f/8 avec un grandissement de 3 cela correspond d’un point de vu lumière à f/32.  On peut atteindre ainsi f/96. 
      Ce phénomène a deux conséquences :
      * Un flash dédié macro est rapidement une obligation
      * Pendant la visée on est en théorie à  f/2.8 mais à 1x on est en fait à f/5.6 et à 5x on est à f/16.8. La visée n’est donc pas très lumineuse. Il est inutile d’utiliser le bouton de test de la profondeur de champs : on n’y voit plus rien !
     En résumé :
    -         Pas de mise au point,
    -         Très faible profondeur de champs
    -         Très grande proximité avec le sujet
    -         Pied + Rail + télécommande + miroir levé
    -         Visée peu lumineuse
    -         Flash macro presque obligatoire
    C’est donc un objectif de studio ou même de labo.

    Une fois que l’on sait cela, c’est un super objectif ! Pour en tirer le meilleur il faut rester entre f/4 et f/8.
    Voici quelques exemples:
    Accessoires pour de Macro :
    Ne pas oublier qu'un 5D MK2 + MP-E 65 + Flash MT-24EX approche les 3kg.
    La doc de l'objectif.

    Un mémo des propriétés de l'objectif.